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Interview de Jean-Michel PIQUEMAL
Le 21/03/2006
Interview de Jean-Michel PIQUEMAL
Les Fleurs de Bach ... à quoi servent-elles ? Rencontre avec un spécialiste de cette thérapie végétale. Interview réalisée par Georges DIDIER, Rédacteur-en-Chef du Journal "Réel"

Les Fleurs de Bach ...  à quoi servent-elles ? 
Rencontre avec un spécialiste de cette thérapie végétale.

  Interview réalisée par Georges DIDIER, Rédacteur-en-Chef du Journal "Réel"

 

Quand la Fleur a délivré son message et que j'ai positivé son aspect que je vivais négativement, j'oublie de la prendre (contraire de la dépendance)

Je ne connais aucun système qui ne soit aussi écologique de la personne, aussi respectueux de ce que vous êtes dans votre décision d'aller ou non plus loin

Les Fleurs représentent pour moi la synthèse de ce que la nature nous offre dans sa générosité   elles sont l'interface entre l'âme, l'esprit et le corps.

 

 

 

Réel : Quel a été le déclic qui vous a mis en rapport avec les Fleurs de Bach ?

Jean-Michel PIQUEMAL : Adolescent, je n'avais à leur égard qu'ironie et sourire. Des Fleurs ne pouvaient toucher mon âme ou me guérir ! J'étais conditionné par la médecine traditionnelle dans une vision matérialiste de la maladie. A partir du moment où j'ai commencé à m'intéresser à la psychologie et à la spiritualité, je me suis aperçu que tout n'était pas visible, observable et compréhensible par le mental. Il y avait des chemins d'approche beaucoup plus intuitifs basés sur l'ouverture de conscience et du cœur et je comprenais que la santé était le reflet de cet équilibre corps-âme-esprit.

C'est par l'expérimentation que j'ai validé mon intérêt pour les Fleurs et que je suis d'abord devenu utilisateur avant de devenir Conseiller Agréé.

 

Réel : Pouvez-vous donner un exemple ?

JMP : Depuis 7 ans que j'enseigne les Fleurs de Bach, je n'avais pas compris que j'incarnais un côté négatif de la Violette d'eau, un côté un peu distant par protection, n'allant pas tout à fait vers les autres et empêchant peut-être les autres de venir à moi. En quelques semaines de prise de cet élixir, je me suis surpris à tutoyer mes stagiaires, ce que je n'avais jamais fait auparavant ; une plus grande proximité s'est développée, voire une certaine complicité.

 

Réel : Sur quel plan agit la Fleur ?

JMP : Elle agit sur un plan sensible et subtil que nous pouvons appeler psychisme, psycho-émotionnel, mental, spirituel, âme, esprit. On a parlé de médecine vibratoire et informationnelle. Les émotions font partie intégrante de la vie, elles sont un signe de notre humanité. Mais si nous bloquons sur une émotion, elle risque de nous faire souffrir psychologiquement, de s'enraciner, et d'être un facteur déclenchant dans la somatisation un jour ou l'autre et déclencher une maladie. Pour le Docteur Edward Bach, toute maladie a une origine conflictuelle, une disharmonie entre le plan de l'âme et de l'esprit. Une personnalité sans conflit est donc à l'abri de la maladie.

 

Réel : L'humain est composé de plusieurs plans (végétal, minéral, animal, psychologique, spirituel). Pourquoi privilégiez-vous à ce point le plan végétal ?

JMP : Nous privilégions le plan émotionnel. Le végétal est vibratoirement capable de nous amener l'information dont nous avons besoin. La mission de la Fleur est peut-être, dans sa générosité, d'amener de façon très subtile cette information à l'être humain. L'humanité a toujours utilisé le règne végétal. L'intérêt de la découverte de Bach est d'avoir compris que le végétal avait la capacité de pouvoir transmettre à l'eau cette information, dans un simple processus de solarisation où terre, air, eau et feu, participent à cette "alchimie". Simplicité est un maître-mot dans la pensée d'Edward Bach.

 

Réel : Quelle information ?

JMP : Par exemple la simplicité d'une Clématite, qui pousse dans les haies et qui est une petite fleur blanche cotonneuse, va symboliser pour nous l'incarnation. Le déficit d'incarnation induit une personnalité rêveuse. Un enfant intelligent, s'il est "clématite" n'a pas les pieds sur terre et vit dans son monde intérieur, coupé d'une certaine réalité; il pourrait avoir de mauvais résultats scolaires malgré son intelli,gence et cette qualité de créativité et conceptualisation sera tempérée par la capacité de retour au réel. Un mal est un bien qui n'est pas encore à sa place.

Nous avons tous en nous la potentialité des 38 Fleurs. Certaines seront vécues dans l'excès ou le déficit, et nécessiteront une harmonisation. Donc la Fleur ne nous amène rien que nous n'ayons déjà en nous, elle va révéler tout simplement l'équilibre et la positivité de ce que nous pouvions vivre spontanément dans la négativité.

Si je suis Centaurée et que j'ai de la difficulté à dire non et à pouvoir m'affirmer, je vais me retrouver dans un état de servilité et dans des situations non souhaitées. Je dois apprendre à dire non lorsqu'il le faut, à me respecter et me faire respecter. Je gagnerai en authenticité, en spontanéité, et éventuellement n'aurai plus peur de perdre l'affection des autres dans mon nouveau comportement. Le seul projet que peuvent avoir les Fleurs est de nous apprendre à devenir nous-mêmes.

 

Réel : Quelle est la différence avec l'homéopathie ?

JMP : Ne connaissant pas suffisamment l'homéopathie, il m'est difficile de répondre à votre question. Avec la thérapie florale, il n'est pas nécessaire d'être malade pour en tirer avantage, puisqu'elles nous proposent de trouver un équilibre et du sens à notre existence. De plus, elles inscriront tout malade dans une perspective de guérison. Nous parlons volontiers d'auto-guérison. "Nous sommes malades de nous-même, et c'est à nous-même de nous guérir" (Dr Edward Bach).

 

Réel : C'est une information externe. N'est-ce pas une drogue ?

JMP : Une drogue est une substance chimique dont on est dépendant pour créer des états de conscience altérés. Les Fleurs de Bach n'ont rien de la chimie du végétal, et révèlent à nous-mêmes ce qui est déjà présent en nous. Elles accompagnent un processus de transformation en compostant notre négativité en potentiel positif au travers des qualités propres et des vertus.

Les Japonais diraient que c'est un véritable "do", un chemin, une voie.

Quand j'ai intégré le message de la Fleur, je vais même oublier de la prendre ; c'est tout le contraire d'un comportement addictif.

 

Réel : Une Fleur donne-t-elle une information de type thérapie qui permet une introspection ou est-elle un euphorisant rééquilibrant ?

JMP : Il est difficile de classer les Fleurs. Elles ouvrent l'accès à la connaissance de soi et au travail sur soi. La prise de conscience n'est pas forcément agréable ; nous recherchons l'équilibre et l'harmonie et non pas l'euphorie ou la torture mentale. Un Conseiller en Fleurs de Bach n'est ni un psychologue ni un médecin : c'est un éducateur dont le but sera de mener le client à sa future autonomie.

Je ne connais aucun système qui ne soit aussi écologique de la personne, aussi respectueux de ce que vous êtes dans votre décision d'aller ou non plus loin. Les Fleurs représentent pour moi la synthèse de ce que la nature nous offre dans sa générosité. Nous n'avons pas d'autres projets pour la personne que de l'aider à devenir elle-même.

 

Réel : Cette approche ne s'adresse-t-elle pas qu'aux gens sensibles ?

JMP : Non. Cela s'adresse à tout le règne du vivant, aux plantes, aux animaux, et aux êtres humains. Nous formons des vétérinaires par exemple. Comme nous proposons une philosophie basée sur une responsabilité de la gestion de la santé, il est évident qu'il faut déjà avoir commencé un déconditionnement par rapport à la pensée unique actuelle.

Il faut un certain courage pour regarder en soi ce qui doit être transformé quand on est adulte, mais je pense que tout être humain est sensible et que les résultats sont particulièrement remarquables chez les enfants par exemple. Nous sommes tous candidats à l'équilibre et au bien-être. Les Fleurs de Bach sont utilisées à l'heure actuelle de la maternité jusqu'aux unités de soins palliatifs !

 

Réel : Et en agriculture ?

JMP : L'an dernier, un agriculteur biologique a traité ses trois hectares de choux avec des Fleurs. Une Fleur peut être mal à l'aise avec la proximité d'une autre. Certaines peuvent être malheureuses quand on leur change la terre. Elles peuvent être agressées par des parasites. Sur le plan énergétique, le végétal donne d'excellentes réponses aux Fleurs de Bach.

 

Réel : Peuvent-elles accompagner puissamment une maladie importante ?

JMP : Le mot puissamment n'est pas le terme en matière de subtilité. Tout processus de guérison ne peut que reconnaître l'importance de l'état mental, moral, émotionnel et spirituel du malade. La guérison ne peut intervenir que s'il y a un changement de perspective.

Nous allons avoir des réponses dans des maladies graves : certains vont baisser les bras et tomber dans une dépression car ils auront la certitude de ne pas pouvoir guérir ; d'autres relèveront leurs manches pour combattre en refusant le diagnostic de morbidité.

Edward Bach est un pionnier de la médecine psychosomatique. Dans les années trente il disait que la maladie n'avait rien de fortuit et que chaque partie du corps ou chaque organe n'était jamais touché par hasard. Il va même plus loin, mais c'est plus difficile à accepter : il dit que la maladie est un cadeau que la vie nous fait pour nous aider à nous réformer. (Lire "La Guérison par les Fleurs" du Docteur Edward Bach, Editions Le Courrier du Livre)

Toute l'âme humaine est inscrite dans un schéma énergétique de trente-huit réponses auxquelles nous avons accès. L'efficacité réside dans la subtilité. A partir du moment où intérieurement l'information passe, nous n'avons pas besoin du quantitatif mais de la qualité du nécessaire. Il y a très peu de produit à prendre (4 gouttes de dilution, 4 fois par jour).

 

Réel : Si les Fleurs de Bach pouvaient parler, que diraient-elles au règne humain ?

JMP : Respectez-nous ! Et si l'animal pouvait parler, il dirait la même chose. C'est à nous de comprendre qu'au nom de notre arrogance, de notre fierté, de notre orgueil, de notre pouvoir de domination, nous sommes arrivés à une société qui entre dans une impasse. D'une société de consommation, nous entrons dans une société de consolation, mais la satisfaction outrancière de nos besoins matériels ne nous apportera jamais le bonheur.

 

Réel : Les Fleurs font-elles de la politique ?

JMP : Si la prise de conscience de notre perfectibilité fait que nous sortons du troupeau de moutons pour devenir des lions, la prise de Fleurs peut être envisagée comme un acte politique. Je suis responsable de mon rayonnement et du message que je suis capable de faire passer.

Prévert ne disait-il pas que la révolution commençait en s'arrêtant pour ramasser la pierre au milieu du chemin ! Etre autonome et s'inscrire dans son chemin de transformation, voilà le projet et le sens de notre vie.

 

Réel : Les Fleurs ne sont-elles pas efficaces que pour les personnes qui y croient ?

JMP : L'enfant et l'animal sont la preuve de l'efficacité hors croyance des Fleurs de Bach. Nous sommes comme le Bouddha qui a dit "Ne me croyez pas, expérimentez". Si je vous ai donné l'envie de tenter une expérience, vous aurez à ce moment là le courage scientifique d'expérimenter. Le scepticisme est une attitude philosophique. Depuis 68 ans, nous observons des gens qui utilisent les Fleurs avec succès. Nous avons la validation par la base.

 

Réel : Ce n'est pas une médecine, mais est-ce qu'elle peut l'accompagner ?

JMP : L'utilisation des Fleurs de Bach serait éventuellement la plus belle des médecines, celle de l'âme. Je préfère dire que c'est une nourriture de l'âme dont nous avons besoin au même titre que la nourriture matérielle. J'ai besoin de musique, de théâtre, de voyages, et de toutes ces choses qui permettent que ma vie trouve un sens et de l'équilibre. Les Fleurs me nourrissent et sont compatibles avec toute autre forme de thérapeutique (homéopathie, allopathie, ayurveda, énergétique chinoise, etc).

 

Réel : Nourriture de l'âme pour l'épanouissement ?

JMP : Pour la sérénité, l'épanouissement, la compréhension de notre existence, la paix du cœur, le désir d'entreprendre, pour l'acceptation de notre transformation.

Au fur et à mesure que nous nous changerons nous-même, nous serons une petite lumière qui brillera de plus en plus, mais cela ne veut pas dire que nous n'aurons pas d'implications dans la société, dans la famille, dans la culture et en politique. Plus nous deviendrons nous-même, plus nous serons efficaces dans la relation aux êtres, aux autres, à la terre et au cosmos. Partageons avec Edward Bach le sentiment d'avoir réussi notre vie en laissant la planète un petit plus propre que nous l'avons trouvée en y arrivant !

"Le plus grand cadeau que nous puissions faire à autrui, c'est d'être heureux et optimiste en nous-même, car nous pouvons alors tirer ceux qui sont dans le désespoir hors de leur souffrance" (Docteur Edward Bach)

 

Propos recueillis par Georges DIDIER

   
    Site à visiter :
  http://www.journalreel.info
 
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