Les enfants surdoués de Françoise Quencez

zèbres

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Comment les aider avec les Fleurs de BACH

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EXTRAIT

Prologue

 Je l’ai rencontré pour la première fois dans le bureau de direction de l’école primaire  Saint Exupéry. C’était un petit bonhomme d’à peine cinq ans aux yeux noirs brillants qui arrivait d’un pays menacé par la  guerre civile avec ses parents et sa sœur. Il tentait de se hisser sur tous les meubles accessibles, arrêté par la voix de son père qui lui intimait l’ordre, dans un Français parfait, de se tenir tranquille. Sa sœur restait en silence auprès de leur mère.

Son père m’expliqua, qu’il avait été muté en France à sa demande. Pour préparer leur changement de résidence, il avait scolarisé ses enfants dans une école privée où ils apprenaient le Français. Les deux petits savaient écrire et comprenaient assez bien notre langue mais ne s’exprimaient encore que très peu, surtout le jeune garçon. Tout en parlant, il me montrait leurs derniers bulletins d’évaluation qui étaient excellents et me précisait que le garçonnet était très actif et semblait ne jamais écouter mais qu’il apprenait très vite. Sur ses cahiers, l’écriture cursive était impeccable et le père ajoutait qu’en outre, son fils Salvador connaissait l’alphabet, savait compter jusqu’à mille et additionner.

Après quelques questions complémentaires sur les connaissances de l’enfant, il me parut évident qu’il s’agissait d’un enfant très en avance sur son âge et qu’il ne tirerait aucun bénéfice de rejoindre la classe de maternelle qui lui correspondait en principe. Il irait donc en CP.

Cela faisait deux ans que, chose exceptionnelle, plusieurs enfants à haut potentiel reconnu allait se retrouver dans la même classe, chacun avec une problématique différente.

Laissez-moi vous  présenter quelques-uns d’entre eux quand ils étaient arrivés en CP :

Cecilia avait sauté la petite section de Maternelle. C’était une fillette élancée à la longue chevelure  châtain doré, aux yeux sombres apeurés qui arrivait en CP avec un an d’avance. Elle parlait tout bas avec un léger cheveu sur la langue et rougissait très vite. Ses parents, qui avaient très mal vécu la scolarité de leur fils aîné, lui aussi surdoué, étaient très inquiets pour son bien-être à l’école. Ils avaient compris à quel point l’école est peu adaptée à ces enfants à besoins particuliers, hypersensibles, à la fois très mûrs et à la fois tellement en demande affective. La petite savait déjà lire et sa mère craignait qu’elle ne s’ennuie en classe pendant que les autres enfants apprendraient les rudiments de la lecture.

Christophe, lui, sortait de la grande Section. Il fréquentait l’établissement depuis trois ans et son comportement avait épuisé les maîtresses successives de Maternelle. Agité, bagarreur, casse-cou, provocateur, en manque d’affection, il avait passé, jusqu’alors, une grande partie de sa scolarité séparé des autres enfants de sa classe qui craignaient ses violences, et avait ainsi séjourné de longues heures dans les classes élémentaires ou dans mon bureau. Jamais responsable de ses actes, il rejetait la faute sur autrui, maniant un vocabulaire extrêmement grossier, émaillé d’allusions sexuelles qui étonnaient dans la bouche d’un enfant si jeune. Il avait été testé par une psychologue spécialisée qui avait confirmé son haut potentiel.

Gabriel, le seul garçon d’une fratrie d’enfants surdoués, arrivait avec une dérogation. Ses parents étaient partis à la recherche d’un établissement où la lecture fût enseignée par la méthode syllabique afin de préserver leur plus jeune fils des difficultés rencontrées par les aînées face à la méthode globale ou semi-globale, qui était celle de son école d’origine, inadaptée à leur forme d’intelligence. Beau garçon brun, très soigné de sa personne, il était mal à l’aise face aux autres enfants et avait un langage d’adulte.

Maëlle avait bénéficié d’un saut de classe   au cours  de son année scolaire de moyenne section. Suite aux observations de la maîtresse des Moyens, le Conseil des Maîtres avait proposé une intégration à l’essai dès le mois d’octobre dans la classe supérieure. Après avis de la psychologue et concertation avec les parents  qui avaient consulté plusieurs professionnels, il avait été décidé de lui laisser continuer la grande section malgré son jeune âge. Elle arrivait ainsi en CP avec un an d’avance. C’était une fillette de petite taille, peu bavarde, et très sérieuse, qui déchiffrait déjà de nombreux sons et avait aussi été reconnue à haut potentiel.

Emmeline intégrait le CP à l’âge normal car sa maman avait souhaité qu’elle reste avec des enfants de son âge. C’était une petite fille, toute menue, aux longs cheveux lisses, vêtue avec beaucoup de goût et très sensible à l’ambiance de la classe. Elle aussi savait lire à la rentrée de septembre et ses réflexions sur le monde, la vie et la mort dénotaient une maturité étonnante pour une enfant de six ans.

Louis-Henri, dont la soeur aînée  surdouée elle aussi venait d’entrer en 6ème au collège, montrait une curiosité insatiable pour des sujets très différents sur lesquels il possédait des connaissances approfondies. Il avait des difficultés en motricité fine, une certaine forme de dysgraphie. Très attachant, il adorait attirer l’attention et doutait fort de ses capacités.

A ces enfants diagnostiqués surdoués, s’étaient ajoutés Johann et Judith, enfants précoces.  

Pourquoi ce livre ?

 Au cours de ma carrière d’enseignante et de directrice d’école primaire, au sein de l’Education Nationale, j’ai rencontré presque tous les ans, des enfants particuliers dont les émotions sont d’une intensité peu commune et qui, sur le plan intellectuel, se distinguent par la forme particulière de leur intelligence.

On les reconnaît, de prime abord, à leur hypersensibilité et leur extrême exigence envers eux-mêmes. Les angoisses, la peur de l’échec, l’instabilité font aussi partie de leurs particularités. Bien souvent, ces caractéristiques émotionnelles mènent à un mal-être profond, l’échec voire la phobie scolaire. Pourtant, jusqu’à ces dernières années où la médiatisation de leur existence à travers de multiples publications a attiré l’attention sur eux, ces enfants n’avaient jamais fait l’objet d’une attention particulière.

Traditionnellement en France, on appelle surdoués ces enfants psychologiquement vulnérables dont le fonctionnement cérébral est différent.

« Etre surdoué ne signifie pas être plus intelligent que les autres mais fonctionner avec un mode de pensée, une structure de raisonnement différente. »[1]

De nombreux livres évoquent maintenant la problématique de ces enfants différents mais aussi leur devenir, à l’âge adulte. Cécile Bost, auteur du livre « Différence et souffrance de l’adulte surdoué » et elle-même surdouée précise que « …Le cerveau émotionnel de l’adulte est profondément marqué par les souvenirs des toutes premières années de la vie […] C’est ainsi que les adultes surdoués peuvent être à des années –lumière de leurs pairs en matière de connaissances, alors qu’ils semblent si peu matures quand il s’agit de la gestion émotionnelle… »[2]

D’autres auteurs,  Monique de Kermadec, clinicienne, dans son livre « L’adulte surdoué, apprendre à faire simple quand on est compliqué » et Jeanne Siaud-Facchin, « Trop intelligent pour être heureux », entre autres professionnels, ont étudié aussi les conséquences du surdon dans la vie des adultes que sont devenus les enfants surdoués.

« Des adultes à l’adaptation précaire, qui vivent parfois dans des vies qui ne leur ressemblent pas tout en faisant semblant d’y croire…puisque tout le monde a l’air de trouver tout cela tellement normal !… »[3]

J’ai moi-même côtoyé dans mon environnement familial  des surdoués de tous les âges.  Jour après jour, j’ai constaté leur détresse face à leur différence, eux qui se sentent étrangers parmi les autres et la traduction que Mme Siaud-Facchin fait de leurs pensées résonne en moi profondément.

 « […] alors que votre souhait le plus intime serait d’être acceptés par ce monde que vous comprenez trop en n’y comprenant rien, que vous cherchez à apprivoiser et qui semble toujours s’échapper, par lequel vous voudriez vous faire adopter et qui vous rejette dès que vous vous exprimez… »

L’enfant surdoué deviendra un adulte surdoué avec la même anticipation anxieuse et un niveau émotionnel toujours élevé… Parmi eux, certains réussiront à avoir une vie qui correspondra à ce qu’ils sont vraiment ou presque, mais pour beaucoup, le parcours sera souvent bien troublé.

Pourtant, il existe une solution pour harmoniser la sensibilité exacerbée, l’émotivité débordante et les angoisses de ces enfants, de ces adultes enfermés dans leur différence.

Cette solution, je l’ai découverte, il y a presque dix-huit ans… Une amie m’avait proposé les Fleurs de Bach pour m’aider à passer un cap émotionnel douloureux. J’en ai vite constaté l’efficacité et le grand intérêt. Après des années d’utilisation personnelle et familiale, j’ai souhaité parfaire ma formation et je suis devenue BFRP[4], conseillère agréée par la Fondation Bach, profession  que j’ai exercée en parallèle de mon métier d’enseignante.

J’ai souhaité  écrire ce livre convaincue que les Fleurs de Bach sont une aide essentielle pour tous les enfants mais en particulier pour les enfants surdoués, eux dont la vulnérabilité émotionnelle est extrême et qui sont arrivés dans un monde qui ne les comprend pas ! Pour ces enfants qui se sentent à part et qui souffrent de l’agressivité qu’ils ressentent chez les autres, car la différence fait peur, le plus douloureux est souvent l’école…

« L’école, révélateur de la plupart des singularités de l’enfant surdoué, le miroir grossissant de sa différence, la surface sur laquelle se projettent toutes les angoisses des parents, le lieu des plus violents conflits et des espoirs les plus fous… »[5]

Beaucoup de parents reconnaissent qu’ils ne savent plus comment réagir face à ces enfants qui mettent de l’affectif partout. En effet, être parent d’un petit « Zèbre »[6] comme les nomme Jeanne Siaud-Facchin n’est pas chose facile tous les jours.

 

Je me souviens d’une petite fille de cinq ans que l’on avait exclu de sa classe maternelle à cause d’accès de  violences. Elle venait d’intégrer une nouvelle école et déjà sa maîtresse signalait son comportement agressif. Les Fleurs apaisèrent son angoisse extrême et mirent un baume sur les mauvais souvenirs du harcèlement vécu pendant ses premiers mois d’écolière qui la poussaient à réagir violemment. Quelques mois plus tard, quand elle entra en CP, son comportement s’était normalisé. Sa maman savait quelles Fleurs lui donner pour continuer à réconforter, si nécessaire, son émotionnel de petite surdouée…

Ne laissons plus les petits surdoués souffrir de leur différence ! Les Fleurs découvertes par le Docteur Bach, utilisées dans de nombreux pays depuis presque quatre-vingts ans, peuvent donner à ces enfants particuliers une chance, non seulement de mieux vivre leur enfance, mais aussi, car il est bien connu maintenant que les émotions des premières années se répercutent sur la vie de l’adulte, de devenir des adultes qui s’autoriseront à être ce qu’ils sont vraiment.

Avec ce livre, je souhaite apporter quelques « clés » aux parents de ces enfants particuliers ainsi qu’aux professionnels qui utilisent les Fleurs de Bach, afin d’aider tous ces petits surdoués à mieux vivre et réussir à l’école mais aussi à devenir des adultes épanouis, en accord avec eux-mêmes."

[1] Jeanne Siaud-Facchin « L’enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir » p. 22 Edition Odile Jacob 2008

[2] Cécile Bost « Différence et souffrance de l’adulte surdoué » p.68 Editions Vuibert pratique 2013

[3] Jeanne Siaud-Facchin « Trop intelligent pour être heureux ?  L’adulte surdoué» p.59 Editions Odile Jacob 2008

[4] Bach Foundation Registered Practitionners (www.Bachcentre.com)

[5] Jeanne Siaud-Facchin « L’enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir » p. 121 Editions Odile Jacob 2008

[6] Jeanne Siaud-Facchin « Trop intelligent pour être heureux, l’adulte surdoué » p. 22 Editions Odile jacob 2008

par Françoise QUENCEZ, Professeur des écoles à la retraite et Conseillère agréée en Fleurs de BACH

également auteur du  livre « Mieux vivre l’école avec les Fleurs de Bach », Editions Grancher 2013 disponible sur ce site.

Table des matières

 

PROLOGUE………………………………………………………………

5

POURQUOI CE LIVRE ?..........................................

9

LES ENFANTS A HAUT POTENTIEL ET L’EDUCATION NATIONALE………………………………

 

15

SIGNES D’APPEL POUR REPERER LES ENFANTS SURDOUES………………………………………………..

 

22

QU-EST-CE QUE LES FLEURS DE BACH ?........

26

MODE D’EMPLOI DES FLEURS DE BACH…………

30

 

 

EN CLASSE DE CP………………………………………………….

 

33

Salvador, de l’enthousiasme à la résignation………

35

Cécilia, toute rougissante………………………………………

50

Christophe, casse-cou…………………………………………….

60

Gabriel, geek avant l’âge………………………………………..

70

Maëlle, invisible………………………………………………………..

81

Emmeline, trop lucide……………………………………………..

88

Louis-Henri, fâché avec les crayons…………………….

93

Johann et Judith, enfants précoces……………………

101

 

 

D’AUTRES ENFANTS ………………………………………

103

 

 

William qui aimait les fleurs………………………………

104

Mathilde, indomptable………………………………………..

112

Hugues, si gentil et tellement en décalage…………

119

Romain qui partit en guerre………………………………….

127

 

 

ET CES ENFANTS NON DIAGNOSTIQUES, MAIS ?.........................................................................

 

135

 

 

Lucien qui ne pouvait pas écrire………………………….

136

Olivier qui ne mémorisait pas les sons……………….

142

Jean-Louis, collégien en phobie scolaire……………

148

 

 

CONCLUSION……………………………………………………….

157

LES SEPT GROUPES DE FLEURS DE BACH…….

160

LA METHODE DE L’OIGNON……………………………..

165

SUR L’AUTEUR………………………………………………………

166

BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………..

168

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